WAGNER Das Rheingold / Terfel, Levine DVD 0734841

. . . the musical side is so strong . . . the principals are superb . . . Bryn Terfel [displays] commanding tone and rough-hewn sensitivity . . .

. . . la qualité générale de ce casting . . . est tout à fait exceptionnelle . . . Lisette Oropesa, Jennifer Johnson et Tamara Mumford -- le trio initial des Filles du Rhin -- parviennent à une unité vocale homogène. Sagement provocatrices, elles se montrent mesurées dans leurs ébats aquatiques et leurs déplacements car restreintes par un harnachement sécuritaire et une queue de sirène qui limite les mouvements . . . La Scène 2 fait intervenir un des piliers attendus du cycle : le Wotan de Bryn Terfel. Le baryton-basse gallois assure une prestation excellente, tant au niveau vocal que scénique. Allure de colosse et visage barbu émergeant de longs cheveux destinés à cacher en partie son oeil gauche (à défaut du bandeau de pirates habituel), c'est un plaisir jubilatoire de le voir, par des mimiques subtiles, appréhender le pouvoir immédiat de l'anneau sur le comportement, et d'admirer ses expressions faciales devenant révélatrices du plaisir dominateur procuré . . . [Son épouse Fricka (Stephanie Blythe)]: on sent bien qu'elle est dans son rôle. La voix est assurée . . . Le petit rôle de Freia (Wendy Bryn Harmer) . . . impose une voix fraîche et cristalline tout à fait en accord avec l'incarnation de la gardienne des pommes d'or garantes de la jeunesse éternelle. Ici, en peu de temps, l'émotion naît, la fragilité semble évidente.Toujours dans les rôles modestes . . . le Donner de Dwayne Croft impose sa présence, marteau en main tout aussi sonnant que sa voix se montre bien charpentée. Loge est un clone wagnérien du Mercure romain : allure mobile et souple, entouré d'une aura de flammes et la chevelure rouquine dressée sur la tête, son souffle magique fera naître le feu dans les paumes de ses mains . . . [le Mime de Gerhard Siegel]: un acteur au talent évident, qui sait parfaitement contrefaire la roublardise empreinte de peur, la traîtrise transpirante et les regards en biais aussi bien que la soumission porteuse de revanche à venir. Sa voix crache le texte, sans aucune volonté d'embellissement et l'on adhère immédiatement à sa composition tout en regrettant qu'Alberich lui ressemble si peu alors qu'il en est le "frère". Un immense talent . . . Patricia Bardon campe une Erda correcte . . . Porté par un James Levine fidèle à lui-même en excellent accompagnateur qui connaît son Wagner, lui donne une couleur équilibrée et plutôt tranquille en même temps qu'il déroule les motifs de l'oeuvre avec clarté . . . Images: Les noirs d'une profondeur extrême permettent aux artistes très bien éclairés de ressortir avec un puissant effet de relief. Les contrastes apportent ainsi une dimension vivante qui s'allie à des contours très bien dessinés et des couleurs d'une fort belle densité . . . Les plans moyens et rapprochés permettent de constater la richesse des matières et d'apprécier les reflets de la lumière sur les surfaces. La définition est superbe . . . Les créations vidéo intégrées au décor sont parfaitement rendues. Son: La piste stéréo est un modèle de lisibilité et d'équilibre réussi entre la richesse foisonnante de l'orchestre et celle des voix. Les timbres sont riches, la dynamique importante et la séparation gauche/droite excellente. Le mixage 5.1, superbement réalisé, apporte une Incroyable vie à l'expression scénique. Les voix bénéficient d'une bien meilleure projection et les nuances sont bien mieux rendues, tandis que la fosse est portée par d'incroyables variation de dynamiques. Là encore, la qualité sonore est plus facilement appréhendée par l'auditeur. Le caisson de graves apporte en outre une présence supplémentaire à l'ensemble, et les enceintes surround relaient essentiellement l'orchestre dans un but d'immersion musicale naturelle. Enfin, le mixage multicanal porte parfaitement les contrastes de la partition.