HÉLÈNE GRIMAUD Resonances 4778766

. . . [Mozart]:the very difference of Grimaud's approach is of interest . . . hers is an individual interpretation, and welcome as such, and her turbulent and edgy view of the first movement [holds the attention] . . . The slow movement offers breadth, balm, and contrasts, to which Grimaud brings heartfelt intuition, and the work is completed by a restless and sonorous finale . . . [Berg]: this is Berg made intensely voluptuous, his music aflame with everything, both musically and worldly . . . [Liszt]: Grimaud certainly has the measure of the work's long-line, and brings to it much that is coruscating and thrilling, rhetorical yet focussed, and also majestically expressive . . .

Her ardour and romanticism are entirely suited to the Berg and Liszt Sonatas: the technical challenges are effortlessly overcome and the tonal architecture is clearly paramount. Her performance of the Berg Sonata is superb, tightly controlled and forcefully articulated . . . Her approach to the Liszt is not dissimilar and she succeeds in unifying this vast structure and presenting the closing bars, again, almost as a tonal apotheosis.

. . . her way of bringing out the music's dramatic, pre-Beethoven manner convinces strongly. [Mozart's A minor Sonata]

The energy on this disc starts to vibrate from the first track . . . a remarkable rendition of Alban Berg's compact 20th-century masterpiece . . . Grimaud channels her raw energy into something almost sensual, as if her hands were caressing the contours of an oversized sculpture. It feels like music in 3-D.

. . . Hélène Grimaud has been making records for a quarter-century, and she only gets better at it . . . [Mozart]: she imparts an exciting, contemporary feel to the piece overall. In Liszt's Sonata in B minor, Grimaud never lets its surging half-hour seem episodic; hers is a headlong, holistic interpretation that pulls you along in its wake ¿ and it feels more like great music-making than just great piano-playing . . . [Berg]: she builds cumulative power . . . [Bartók]: Grimaud balances dizzying articulation with ghostly lyricism, as persuasive as ever.

[Mozart]: . . . her analogy to "operatic" style presented in the program notes seems right on the mark, and her declamatory style of playing served the music well . . . [Bartók]: atmospherically played . . .

I doubt any recorded recital this year will impress me more than Grimaud's . . . Grimaud's Liszt B minor Sonata is among the five or six best performances -- on records or off -- that I've ever heard. She plays the allegro sections boldly and vividly. The phenomenal accuracy of her playing, and the excitement it generates, is matched by the concentrated rapture achieved by the beauty of her execution in softer, lyrical passages. Even more important, however, is that her playing is always within the iron grasp of her intellect and will: it illuminates the structure of Liszt's huge edifice and presents its mix of exaltation, serenity and fury with a sure sense of its poetry.

An electric charge runs through the pianist's performances of Mozart, Berg, Liszt and Bartók ¿ incisive accounts from this always potent and thought-provoking artist.

Die Intensität ihres Spiels überzeugt ebenso bei Musikdramen wie den Klaviersonaten von Berg und Liszt . . . Brillanter Klavierklang.

Hélène Grimauds erste Mozart-Einspielung auf CD ist romantisch in dem Sinne, dass sie die Möglichkeiten des modernen Flügels virtuos auskostet, das Passagenwerk glitzern Lässt, bei Bassoktaven bisweilen wuchtig Pranke zeigt und ariose Stellen mit rundem Ton aussingt . . . Ähnliche Nuancierungen zur Intensivierung des Ausdrucks gestattet sie sich im "cantabile con espressione" des zweiten Satzes. Es geht unter die Haut, wenn Hélène Grimaud im Mittelteil die Triolen über fallendem Bass spröde-hart formt, um danach umso verinnerlichter zu zaubern . . . Die Intensität ihres Spiels überzeugt ebenso bei Musikdramen wie den Klaviersonaten von Berg und Liszt . . . Brillanter Klavierklang.

[Das Programm ist] äußerst vielseitig gestaltet . . . stimmig und sehr interessant. Das ist das eine. Das Andere sind die atemberaubenden Interpretationen von Hélène Grimaud, die hier wieder einmal zeigt, dass sie zu den Allerbesten gehört. Bereits die Sonate von Mozart lässt uns eine ebenso transparente, wie schöne und tiefempfundene Interpretation erleben, die ihresgleichen sucht . . . [Bergs Klaviersonate] findet in Grimaud eine ideale Interpretin . . . Höchste Intensität auch bei Liszt . . . [Ich habe] diese Sonate kaum je so zwingend, dramatisch aber auch feinnervig und klangschön gehört . . . [Bartók]: Viermal absolute Empathie und pianistisches Können. Viermal Hélène Grimaud von ihrer besten Seite, und viermal allerhöchste Musikalität.

Sie artikuliert den ganzen Mozart und auch Liszts h-Moll-Sonate unglaublich fein abgestuft in Dynamik wie Tempo . . . die Sonate op. 1 von Alban Berg, streng, formal perfekt und überaus schwermütig.

. . . in Bergs Sonate op. 1 sowie in Liszts h-Moll-Sonate erweist sich Hélène Grimaud als exzellente Pianistin und feinfühlige Gestalterin. Beide Sonaten werden unter ihrem packenden Zugriff zu großen dramatischen Szenen, deren extreme Ausdrucksbereiche sie souverän ausbalanciert.

Grimauds Mozartspiel ist präzise formuliert und von schlanker Eleganz. Begleitfiguren und Läufe in den Ecksätzen wirken schwerelos und ohne den leisesten Anflug von Manierismen. Zum intimen Charakter des Mittelsatzes findet sie mit warmem, facettenreichem Ton einen authentisch wirkenden Zugang . . . [Berg]: Den Sprung in die Moderne meistert Grimaud souverän. Mit intuitionssicherer Dosierung von Kraft und Feingefühl spürt sie den harmonischen Spannungen nach, erzeugt eine hohe emotionale Dichte und bringt die thematische Architektur in scharfen Umrissen auf den Punkt . . . [Liszt]: Technisch makellos gehen ihr komplexe Akkordfolgen, Skalen und tendenziell rasche Grundtempi von der Hand, ohne dass Strukturen dabei jemals verloren gingen. Nicht nur trennt sie Klangschichten sauber voneinander, sondern leistet sie auch motivisch-thematische Präzisionsarbeit bis hinein in die kontrapunktischen Passagen der Reprise. Auch in die lyrischen Reflexionen des "Andante sostenuto" dringt sie tiefgründig vor. Im Phantasiereichtum von Bartóks "Rumänischen Volkstänzen" tobt Grimaud sich mit vitaler, energiegeladener Spielfreude aus. Tänzerisch beschwingte, schroffe und elegische Momente entfalten bei ihr eine gleichermaßen starke, unmittelbare Ausdruckskraft.

Avec un nouveau CD intitulé "Résonances", (Mozart, Berg, Liszt, Bartok. 1 CD Deutsche Grammophon) et une tournée mondiale Hélène Grimaud atteint une maturité d'une force incroyable : la puissance de l'intelligence et de la musique. Toulouse lui a fait un triomphe et a obtenu deux bis de l'artiste rayonnante . . . sans fausse pudeur, la pianiste . . . nous propose un voyage énergétique et puissant, infiniment intelligent, réservé aux âmes fortes . . . C'est un Mozart très viril qui est convoqué, pianiste virtuose invincible, compositeur particulièrement audacieux . . . [Berg]: Les nuances exigées sont subtilement réalisées et la théâtralité de l¿¿uvre est intensément vécue par Hélène Grimaud. La vie fuse sous les doigts d'acier capables de tout obtenir du piano. Le public est abasourdi par l'intensité de la première partie du concert, si riche en audaces crânement assumées par une Hélène Grimaud invincible.
Pour la deuxième partie la Sonate de Liszt . . . achève de prouver qu'Hélène Grimaud atteint aujourd'hui une maturité rayonnante. Cette ¿uvre si virtuose et si musicale à la fois est ici opéra fantastique, minéral, aqueux, puis férocement brûlant. La puissance de la main gauche atteint au titanesque. La force qui se dégage de l'interprète avec une économie de gestes provoque la stupeur. Comment une si jeune et belle femme peut obtenir un jeux d'une telle virilité triomphante? Les rythmes conduisent à l'obsession, les phrases chantées sont dignes du bel canto et la virtuosité explose tout en magnifiant des trouvailles harmoniques rares. La puissance quasi atomique de cette interprétation laisse le public pantois. Puis les "Danses populaires roumaines" de Béla Bartók apportent soleil, humour et joie. La technique se fait oublier sans rien lâcher, au profit d'un plaisir musical qui paraît facile, sans aucune concession au joli son, ni au folklorique. Ce qui restera comme impression majeure de ce concert est avant toute chose une force de persuasion rare et une puissance de jeu revigorante. La simple beauté est définitivement oubliée pour laisser la place au génie des compositeurs, capable de résonner à travers le temps et l'espace sous les doigts d'une artiste précieuse comme un arc-en-ciel après l'orage et très originale. Le CD de ce programme si intelligent et si puissant saura certainement conquérir une large audience.

. . . la sonate de Berg gagne beaucoup en sensibilité avec ce traitement qui la rattache au XIXe siècle out sont ses vraies racines, plutôt qu'à une école du futur qui n'existe pas encore. La profondeur des reliefs polyphoniques, admirablement creusés, organisés dans un mouvement hyperexpressif, renvoie au formidable disque Bach salue . . . la Sonate en si mineur de Liszt vaut pour un jeu en alerte, un soin du détail, une attention de tous les instants qui permettent à Hélène Grimaud d'en souligner toute la charge émotionnelle . . . Les Danses populaires roumaines de Bartók sont une conclusion heureuse à ce parcours semé d'embûches où Hélène Grimaud, on le dit avec tout le respect qu'on lui porte et avec en mémoire ses très grands disques . . .

. . . chaque disque de la pianiste Hélène Grimaud sonne comme l'aboutissement du long cheminement intérieur, le fruit d'une posture cérébrale dont le volet ainsi réalisé forme la partie d'un polyptique global. L'écoute révèle que rien ici n'est le fruit du hasard en effet, et la cohérence artistique de l'interprète ôte toute réserve. L'engagement du jeu est total: il opère une évidente activité propre à lier des parties apparemment sans lien ¿ de Bartók à Mozart, Berg et Liszt ¿, sinon réunis par la sensibilité d'une pianiste décidément à part et qui "ose" encore nous surprendre par des choix de répertoire imprévus. Les résonances se font ramifications et mettent en dialogue les partitions ici sélectionnées. La Sonate de Berg trouve justement, d'étonnantes . . . résonances dans une sonorité XIXè qui serait son terreau matriciel et que Hélène Grimaud éclaire d'un feu conquérant, convaincant. L'accomplissement se situe évidemment dans la Sonate de Liszt: grandiose déclaration, arche visionnaire et méditative, vertigineuse souvent, qui n'empêche ni l'âpreté du regard souterrain, ni la construction, puissante, sombre, fracassante, de son architecture dramatique. Tension, charge active, frémissement affectif général: Hélène Grimaud sait porter ce monument pianistique, entre dévoilement et détermination, spasmes et terreur. Détente heureuse et plannante grâce aux "Danses populaires hongroises" d'un Bartók, tout tendre et nostalgique . . . Bravo l'artiste!