VERDI Rigoletto / Lucic, Damrau, Beczala, Mariotti 0734935

. . . [Mayers' Regie kann] durch ihren Einfallsreichtum und detailreiche Personenführung für sich einnehmen, genau wie das farbige und üppig dekorierte Bühnenbild . . . Inmitten seiner 'Höflinge' spielt Piotr Beczala sehr überzeugend den jungen Playboy-Millionär . . . Stimmlich ist Beczala ein guter Duca [mit charismatischem Auftreten]. . . [eine] bewegende Gilda, die Diana Damrau brillant singt. Eine exzellente Sängerleistung kommt auch von dem jungen slowakischen Bass Stefan Kocan in der Rolle Sparafuciles. Dirigent Michele Mariotti dirigiert [sorgfältig] . . . Eine saubere Leistung an der Spitze des gut spielenden Met-Orchesters!

Michael Mayer's staging in a superb set created by Christine Jones is mostly appealing . . . Excellent singing and playing comes from Piotr Beczala, Diana Damrau and the young Slovakian bass Stefan Kocan.

. . . la mise en scène de Michael Mayer fonctionne . . . Vocalement on peut dire beaucoup de bien des prestations de Piotr Beczala, Diana Damrau et de la jeune basse slovaque Stefan Kocan.

Von hervorragender Qualität sind die Sänger, allen voran Diana Damrau als Gilda mit glasklaren, perlenden Koloraturen und Zeljko Lude in der Titelrolle . . . Äußerst präsent und mit exzellenter, strahlender Höhe gibt Piotr Beczala den Herzog . . . Das Metropolitan Opera Orchestra schafft unter der Leitung von Michele Mariotti für die Sängerinnen und Sänger einen farbigen, für die Zuschauer mitreißenden Klangteppich.

. . . [Beczala]: Par son élégance naturelle, le chanteur apporte un charisme rafraîchissant au spectacle . . Diana Damrau dans un caractère dont elle relève l'angélisme ardent, étonne et saisit par sa fragilité radieuse . . . un intensité dramatique permanente qui donne chair et désir au personnage féminin.

. . . [Beczala]: Vocalement, le timbre est irrésistible et la captation le met en valeur . . . Diana Damrau en Gilda en fait des tonnes scéniquement, mais chaque phrase est articulée et pensée . . . sa prestation est diablement efficace. Sur le plan vocal, le rôle qu'elle a chanté un peu partout dans le monde ne lui pose aucune difficulté et son "Caro nome" n'est pas loin de l'idéal . . . [belle surprise] que le Sparafucile sonore et bien chantant de Stefan Kocán. Sa Maddalena est Oksana Volkova, parfaitement vulgaire sur scène autour de sa pole dance et à la hauteur de son bref rôle . . . Les forces du Metropolitan Opera . . . semblent elles aussi adhérer à la démarche de l'équipe de production. Mariotti multiplie les nuances et les phrasés intéressants . . .

. . . les petits rôles, généralement bien tenus avec notamment l'impressionnant Sparafucile -- vocalement et scéniquement -- de la basse slovaque Stefan Kocán. Dans le rôle du duc, le ténor polonais Piotr Beczala fait valoir une belle aisance scénique et un aigu carnassier . . . Le baryton serbe Zeljko Lucic possède lui aussi un instrument de belle qualité, et réussit quelques beaux phrasés . . . La vedette du spectacle est sans contexte la merveilleuse Diana Damrau, qui possède du rôle de Gilda la fraîcheur et la candeur du timbre, la précision des suraigus et des colorature, mais aussi la vaillance vocale qui permet de sauver le personnage de la mièvrerie dans laquelle il est trop souvent cantonné lorsqu'il est interprété par des voix essentiellement légères. Le choeur et l'orchestre du Met sont plutôt bien tenus, et l'on pourrait même espérer avec le chef Michele Mariotti le retour à la grande époque des James Levine et autres.

. . . [Piotr Beczala] est parfait dans le rôle du Duc, rôle qu'il parvient à composer singulièrement grâce aux possibilités vocales qui lui sont propres. Mais ce n'est pas le seul chanteur à emporter l'adhésion. Le baryton Zeljko Lucic incarne un Rigoletto très émouvant, en particulier dans sa dimension paternelle, et la soprano Diana Damrau nous offre les traits d'une Gilda déchirante au moyen de modulations vocales constamment maîtrisées. Ce trio d'interprètes tient la narration avec une aisance confondante sans jamais sacrifier le chant. Stefan Kocán (Sparafucile), Oksana Volkova (Maddalena) et Maria Zifchak (Giovanna), dans les rôles secondaires, apportent leur indéniable présence vocale et scénique et participent de fait à une réussite globale devant laquelle nous nous inclinons. Quant au Metropolitan Opera Orchestra, sous la direction inspirée de Michele Mariotti, il sait conférer aux cordes la nervosité et la douceur nécessaires au déploiement du texte contenu dans les paroles portées par les chanteurs, et aux piccolos, cors anglais, clarinettes, bassons, cors, trompettes, trombones et tuba, l'allant qui fait de ces nombreux instruments la métaphore de la voix humaine. La voix humaine qui nous touche, par ce biais, directement de la fosse même de l'orchestre . . . Images: Le master Haute Définition constitue pour ce DVD une source en tout point remarquable. Le détail est riche dans tous les plans moyens et rapprochés, les couleurs saturées affichent un peps incroyable, les contours sont remarquablement dessinés et les contrastes affichent crânement une vraie profondeur d'image . . . ce DVD est remarquable. Son: Le mixage stéréo, savamment réverbéré, diffuse une indéniable vie. L'articulation des chanteurs est surprenante et les ambiances scéniques ressortent magnifiquement en fond. Le rapport entre orchestre et scène est équilibré et même une sensation de profondeur parvient à s'exprimer. Une véritable réussite ! La piste 5.1 conserve les qualités du mixage stéréo en apportant un surcroît de présence à l'ensemble. La scène avant devient plus large, mais surtout gagne un prodigieux relief et une profondeur rare, en particulier lors des interventions du coeur derrière les solistes. Le caisson de graves, très bien intégré, fournit une assise très recommandable à la diffusion, tandis que les enceintes arrière installent une aération qui profite constamment à l'audition.

. . . la direction de Michele Mariotti, parfaitement équilibrée, ménage autant la tragédie mélodramatique que le lyrisme . . . [Diana Damrau]: sa Gilda, touchante et candide . . .[est] phrasée avec goût et profondément humaine.