Seong-Jin Cho

« Ce jeune premier prix du Concours Chopin 2015 peut prendre place fièrement à côté de lauréats du passé aussi illustres que Pollini, Argerich et Zimerman. » (Pianist, février 2016)

Deux qualités parmi tant d’autres permettent à Seong-Jin Cho de toucher le public dans les couches les plus profondes de l’imagination et de l’émotion : une intense réflexion et son sens de l’expression. Sa maturité musicale et son art raffiné ont permis au jeune pianiste sud-coréen de remporter le premier prix au dix-septième Concours Chopin de Varsovie, en octobre 2015. Depuis, il s’est fait une foule d’admirateurs dans le monde entier comme le montrent le succès de son premier disque Deutsche Grammophon, au sommet d’un palmarès pop des meilleurs ventes, des invitations à se produire dans les plus grandes salles du monde, et toute une série de comptes rendus superlatifs. Seong-Jin Cho s’apprête à donner plusieurs récitals prestigieux cette saison, notamment au Carnegie Hall de New York, où il débutera en février 2017, et au Concertgebouw d’Amsterdam (également des débuts), dans la série « Les Maîtres du piano », en juin 2017. Des tournées de récitals l’emmèneront au Japon, à Taïwan, en France, en Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni et aux États-Unis, tandis qu’il jouera des concertos en tournée américaine avec le Philharmonique de Varsovie, au Royaume-Uni avec le Philharmonique de Liverpool et Vasily Petrenko, à la Philharmonie de Paris avec l’Orchestre de Paris et Tomáš Netopil, et en Italie avec l’Orchestre de l’Académie Sainte-Cécile et Valery Gergiev d’une part, le Philharmonique de Saint-Pétersbourg et Yuri Temirkanov d’autre part.

« Tout y est poétique, introspectif, élégant », résume le Financial Times à propos de son disque DG des vingt-quatre Préludes de Chopin op. 28, tandis que le Guardian conclut que « dans le jeu de Seong-Jin Cho, la retenue et la subtile différenciation, qui vont de pair avec une sonorité argentée, jamais excessive, ne cessent de séduire […] il ne fait rien juste pour la galerie ; tout est au service de la musique ». Dans la vie de Seong-Jin Cho aussi, « tout est au service de la musique » depuis qu’il est petit. Né à Séoul le 28 mai 1994, il commence le piano dès l’âge de six ans. À dix ans, il intensifie son étude de l’instrument, pour lequel il a une passion grandissante, et à onze ans donne son premier concert public. En septembre 2008, il gagne le sixième Concours Chopin pour jeunes pianistes de Moscou et l’année suivante se voit décerner le premier prix au Concours Hamamatsu, au Japon. En 2012, il s’installe à Paris pour suivre l’enseignement de Michel Béroff au Conservatoire.

Sur le chemin qui le mène au premier prix du prestigieux Concours Chopin de Varsovie, il y a encore deux troisième prix, l’un au Concours Tchaïkovski de Moscou en 2011, et l’autre au Concours Arthur Rubinstein en 2014, mais aussi des concerts avec de grands chefs – Myung-Whun Chung, Valery Gergiev, Lorin Maazel et Mikhail Pletnev, pour n’en citer que quelques-uns – et des orchestres prestigieux comme le Philharmonique tchèque, le Concertgebouw d’Amsterdam, l’Orchestre du Mariinsky, l’Orchestre de la NHK et le Philharmonique de Munich.

Les succès de Seong-Jin Cho aux concours et ses brillants débuts ont montré qu’il est un jeune interprète exceptionnellement doué et lui ont attiré d’innombrables louanges bien méritées. Ce qui est particulièrement remarquable, cependant, c’est l’enthousiasme instantané avec lequel le public réagit à ses interprétations. Le disque Chopin réunissant des captations de ses prestations au Concours Chopin, que Deutsche Grammophon a commercialisé dès novembre 2015, a été catapulté en haut du palmarès pop des meilleures ventes en Corée, uniquement grâce à une forte pré-commande, et a atteint le statut de triple platine en l’espace d’une semaine. Depuis, le total des ventes équivaut à neuf « disque platine » en Corée et au « disque d’or » en Pologne, pays natal de Chopin, et l’album a conquis des admirateurs dans le monde entier.

En février 2016, Seong-Jin Cho signe un contrat en exclusivité avec Deutsche Grammophon. Son premier album studio chez DG sort en novembre et réunit des pages de Chopin qu’il considère comme son « répertoire de rêve » : les quatre ballades, enregistrées à Hambourg, et le Premier Concerto en mi mineur, gravé aux studios d’Abbey Road avec le London Symphony Orchestra et Gianandrea Noseda.

10/2016