EN QUÊTE DE PAIX

La sitariste virtuose Anoushka Shankar lance un déchirant appel contre l’injustice dans un nouvel album Deutsche Grammophon, Land of Gold

« Elle est en train de laisser son inimitable empreinte sur la planète. » – Harper’s Bazaar

Land of Gold, le quatrième album d’Anoushka Shankar sous étiquette Deutsche Grammophon, exprime sa réaction face au sort tragique et injuste des réfugiés et des victimes de la guerre. Sa musique, qui veut faire passer un message d’espoir et illuminer les heures les plus sombres, lui a été inspirée par des images diffusées récemment aux informations ; on y voit des populations fuir la guerre civile, l’oppression, la pauvreté et des conditions de vie d’une dureté insoutenable. L’album examine le fil rouge qui relie l’ensemble de l’humanité et son pouvoir de reconnecter des peuples divisés par la haine et la peur. « Les graines de Land of Gold ont été plantées dans le contexte de la catastrophe humanitaire vécue par les réfugiés, » se rappelle Anoushka. « Ça a coïncidé avec l’époque où je venais de donner naissance à mon deuxième enfant. J’ai été profondément troublée par le contraste frappant entre ma capacité de m’occuper de mon bébé et la situation d’autres personnes, qui veulent désespérément apporter la même protection à leurs enfants mais ne sont pas en mesure de le faire. »

La sortie internationale de Land of Gold est fixée au 1er avril 2016. Pendant toute l’année, Anoushka Shankar interprètera des extraits de son disque en tournée, y compris dans le cadre de festivals estivaux européens et en concert en Amérique du Nord, au Royaume-Uni, en Europe continentale, en Inde et dans les Émirats arabes unis.

La quête éternelle de l’humanité pour trouver un lieu où vivre en sûreté a stimulé la créativité d’Anoushka et fourni la structure narrative de son album. « D’une manière ou d’une autre, chacun de nous cherche son propre ‘Eldorado’ : un voyage vers un lieu paisible et sûr où il est possible de connecter avec le monde et avec les autres, un endroit qu’on peut considérer comme son chez-soi, » indique la jeune femme déjà cinq fois nominée aux Prix Grammy. « Ce voyage représente également la quête intérieure que nous devons tous mener pour parvenir à la paix intérieure, la vérité et l’acceptation – et ce désir universel unit l’humanité. » Land of Gold explore les thèmes de la déconnexion et de la vulnérabilité. Il jette aussi la lumière de l’espoir sur les zones les plus obscures de l’âme.

De puissantes émotions irradient Land of Gold, distillées au sitar par Anoushka Shankar et rehaussées par le talent de différents instrumentistes et artistes invités. Par ailleurs, l’énergie vitale de cette musique a été décuplée par la participation de Joe Wright, le mari d’Anoushka, qui a réalisé des films comme Orgueil et préjugés, Reviens-moi et Anna Karénine et a travaillé avec sa femme sur la production de l’album, et par les images sonores et les textures cinématographiques du producteur électronicien Matt Robertson, qui collabore souvent avec Björk. « Mon instrument, » commente Anoushka, « est le terrain sur lequel j’explore l’éventail de l’expression émotionnelle – j’évoque des nuances d’agressivité, de colère et de tendresse tout en incorporant des éléments stylistiques de minimalisme classique, de jazz, de musique électronique et de musique classique indienne. »

Anoushka Shankar est accompagnée par Manu Delago, virtuose du hang et co-auteur de bon nombre des dix morceaux de l’album, et par Sanjeev Shankar, un maître du shehnai, sorte de hautbois indien aux sonorités envoûtantes, qui a étudié avec Ravi Shankar, le père d’Anoushka. Land of Gold compte également avec la collaboration de plusieurs artistes invités, comme la rappeuse et défenseuse de la cause des réfugiés M.I.A., la chanteuse-compositrice Alev Lenz, le contrebassiste de jazz Larry Grenadier, le danseur Akram Khan, la violoncelliste Caroline Dale, et l’actrice et activiste politique Vanessa Redgrave, qui lit un poème de Pavana Reddy viscéralement expressif sur « Remain the Sea ». Quant au chœur de filles Girls for Equality, il effectue ses débuts sur la chanson qui conclut l’album, « Reunion ».