BRUCKNER SIBELIUS NIELSEN Dudamel 4779449

Gustavo Dudamel is famous for his work atop the Los Angeles Philharmonic, but the "Dude" is also doing great things in Sweden, where he's principal conductor of the Gothenburg Symphony Orchestra. Here in his first release with that ensemble he demonstrates why he's one of today's most celebrated conductors, leading performances of heart-on-sleeve emotion and contrasts sharp enough to give you whiplash. The repertoire is right up Gothenburg's alley, too.

The Bruckner Ninth alone gives evidence of Dudamel's potential . . . There's an air of discovery to the performance; everything feels fresh, rethought. And the orchestra is sumptuously dark and rich, with plenty of air around each instrument . . . perky articulation, crisp winds, bracing string pizziccati . . .

Dudamel brings out the tension in much of the music, as well as its grandeur and colour. In this excellent set of live recordings, there is never a sense of going through the motions, but rather of a considered, intelligent exploration, digging out unexpected sound balances. The Gothenburg Symphony Orchestra excels throughout . . . this is thoughtful, insightful conducting.

Dudamel takes on three symphonic heavyweights with fresh and enjoyable results, particularly in Nielsen Four and Sibelius Two.

Dirigieren kann Dudamel alles . . . Sein energischer, um nicht zu sagen energetischer Stil, die Bündelung von Rhythmus und Kantabile zu einer intensiven Grundspannung passen gut in sein Repertoire, das sich von der Spätromantik bis zur klassischen Moderne erstreckt. So verwundert es nicht, wenn die beiden Sinfonien von Carl Nielsen den stärksten Eindruck hinterlassen, scheint die vitale Gestik und quirlige Motorik des Dänen -- Schlagzeugsalven inklusive -- für Dudamels Ansatz doch wie geschaffen . . . [Bruckner: Symphony no. 9]: Die stampfende Monstrosität . . . gestalten die Göteborger ansteckend tänzerisch und verblüffend schwerelos.

. . . es ist Musik, die dem 31-jährigen Venezolaner, der das interpretatorische Feuer ebenso liebt wie den tönenden Effekt, liegen muss. Der satte Klang, das furiose Draufgängertum sind fast ungebremst da . . . aber sie erschlagen die zurückhaltenderen lyrischen Passagen nicht. Gerade die gelegentlich widerborstigen Nielsen-Sinfonien mit ihren dräuenden Schlagzeug-Soli . . . animieren den Jung-Maestro zu heftiger, aber zwingender Exaltation.

[Sibelius]: . . . [le jeune maestro vénézuélien] en donne une superbe lecture marquée par un soin très approfondi des couleurs orchestrales ¿ cuivres abrupts dans le premier mouvement, cordes sombres dans les suivants . . . l'impact de cette interprétation est incontestable et l'osmose entre le chef, l'¿uvre et l'orchestre [évidente] . . . [Nielsen]: La violence quasiment expressionniste des deux plus belles symphonies du maître danois est magnifiée par une lecture fulgurante. Dès l'entame de l'"Inextinguible", tranchante comme une lame, on est saisi par la tension sans relâche, la motricité implacable et le sens de la narration qui emportent les interprètes. L'énergie de Dudamel, son intelligence du rythme se déploient magnifiquement sans aucune baisse de tension, et les interventions des deux timbaliers dans le finale s'insèrent avec une logique absolue sans paraître surajoutée. Les mêmes qualités nous valent une 5e incendiaire avec une caisse claire littéralement possédée dans le premier mouvement qui alterne échos de guerre . . . et lyrisme brucknérien tandis que le second prolonge radieusement l'énergie de l'"Inextinguible" et assure la victoire de l'esprit au terme du conflit.

. . . un combat jamais neutre, stimulant si le chef en exprime les risques et les vertiges possibles. Pari réussi pour Dudamel . . . [Gustavo Dudamel à la tête du Gothenburg Symphony Orchestra]: une phalange qui s'est imposée sur la scène internationale pour ses lectures de Sibelius et surtout Nielsen . . . et séduit aussitôt les instrumentistes du Symphonique de Göteborg, d'un baptême du feu, l'immersion nouvelle dans un répertoire dont il découvre pas à pas la syntaxe et les enjeux . . . la direction a gagné une souplesse et une compréhension comme régénérées, manifestement au service de l'écriture sanguine d'un Sibelius soucieux de l'équilibre et de l'activité de la forme . . . [Nielsen]: La flamme juvénile de Dudamel s'accorde idéalement au jaillissement permanent semé d'éclairs de l'Inextinguible: une foyer ardent de désir sans limites, un formidable élan de vie. L'exaltation dramatique atteinte par musiciens et maestro suit sans faiblir la transe écrite par le compositeur: comme torchon brûlant, le geste traverse chacun des 4 mouvements enchaînés, dévoilant par un jeu rythmique transcendant la permanence de la volonté de vivre, malgré tous les contextes . . . Même déchaînement magnifiquement construit pour une 5ème superbe d'élan et de feu. De toute évidence, Dudamel sait pousser chaque instrumentiste jusqu'aux extrémités de leurs ressources physiques et artistiques. Il souligne comme des accents fracassants, la portée moderne de l'écriture d'un Nielsen qui s'autorise plusieurs digressions au plan symphonique traditionnel: ici, les dynamiques et contrastes de rythmes supplante la continuité du développement mélodique. En particulier dans le final, l'un des plus complexes jamais écrits par Nielsen . . .