TCHAIKOVSKY Eugene Onegin / Netrebko, Beczala 0735115

. . . [an] elegant and untricksy production . . . a beautifully detailed and sensitively characterised reading of the piece, Chekhovian in atmosphere and period . . . Anna Netrebko gives an irresistibly wholehearted performance as Tatyana . . . full of ardour and sincerity -- a match for Mariusz Kwiecien's handsome dog of an Onegin, sung with crisp precision and musicality.

Singing is superb throughout, with Anna Netrebko a sensitive troubled woman who resists temptation and resigns herself to her comfortable life minus the passion she originally felt for Onegin, and, of course, she is beautiful to look at. Mairusz Kwiecien is a handsome Onegin, Piotr Beczala an ideal Lenski . . . Video and audio are excellent . . .

. . . Anna Netrebko convincingly projects the teenage Tatiana's inwardness and sensitivity, singing with a voice much enriched since her early coloratura days. Piotr Beczala, bookish and intense as Lensky, is deeply moving during the humiliating party scene and duel . . .

. . . Anna Netrebko est une immense chanteuse . . . [sa couleur] ménageant le froid et le brûlant, libérée par une technique que l'on devine affermie; son âme enfin, des vacillations adolescentes au chavirement de la femme, tout est là, sans afféterie. Pas de calcul, pas de pose, pas même la volonté de plaire au metteur en scène. Entre Anna et Tatiana, c'est une histoire de feeling: et nous, on le sent . . . [Mariusz Kwiecien] est un habitué du rôle ; sa composition fleure bon le travail appliqué . . . La voix, elle, n'admet pas de récriminations: timbre évocateur, phrasé ductile, langue claire . . . [Piotr Beczala]: de la fougue, de l'empressement, de l'adolescence ; et puis quelle belle voix . . . [la suite du cast] est d'un niveau supérieur . . . De la fraîche Olga d'Oksana Volkova au Prince sentencieux d'Alexei Tanovitski, seul dépare un Triquet manifestement à côté de son sujet. A distribution superlative, orchestre scintillant (Valery Gergiev tire le meilleur de la phalange américaine, sans effets de manche ni excès de sentimentalisme) et mise en scène intemporelle. Décors et costumes sont raffinés, picturaux . . .