BEETHOVEN Piano Sonatas / Kissin

LUDWIG VAN BEETHOVEN

Piano Sonatas Nos. 3, 14, 23, 26 & 32
32 Piano Variations In C Minor
Evgeny Kissin
Int. Release 25 Aug. 2017
2 CDs / Download
0289 479 7581 6


트랙리스트

CD 1: Beethoven

Ludwig van Beethoven (1770 - 1827)
Piano Sonata No. 3 In C Major, Op. 2, No. 3

32 Piano Variations In C Minor On An Original Theme, WoO 80

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Piano Sonata No. 14 In C Sharp Minor, Op. 27, No. 2 -"Moonlight"

Evgeny Kissin

총 재생시간 55:40

CD 2: Beethoven

Ludwig van Beethoven (1770 - 1827)
Piano Sonata No. 23 In F Minor, Op. 57 -"Appassionata"

Piano Sonata No. 26 In E Flat Major, Op. 81a -"Les adieux"

Piano Sonata No. 32 In C Minor, Op. 111

Evgeny Kissin

총 재생시간 1:13:17

Evgeny Kissin's Beethoven exploration, 2006-2016, reveals a mature thinker in music with ideas of his own . . . the musicality revealed in these performances bespeaks a thoughtful, matured artist, for whom restraint and tasteful execution has become an integral part of a technical arsenal that had already achieved bravura status . . . The "Moonlight" Sonata (1801) from Carnegie Hall, 2012 seems a natural vehicle for Kissin's new, "experimental" attitude . . . Kissin's Presto agitato catches fire, a tiger whose time has come. A virtual toccata, the music delivers a shattering impact, jarring and poignant, at once . . . [Beethoven 26]: The slow, wistful opening three notes, literally signifying "Lebewohl", farewell, eventually jump in consecutive thirds and pungent staccato figures. Kissin's sensitive rendition highlights the pained, sometimes liquid, affection that flows from the composer's grateful spirit . . . [Beethoven 32 / 2nd movement]: That the incredibly intense pulverizations of motifs and rhythmic impulses retain their cosmic dance remains one of the many miracles of Kissin's fine rendition. Suffice it to say that, by journey's end, we are willing to concede -- as had once been deemed of Artur Schnabel -- that Kissin has evolved from a fiery pianist into a thoughtful musician.

La no. 3 opus 2.3 (Séoul, 2006), diffuse une expressivité facétieuse, enjouée entre Mozart et le premier Beethoven (effervescence et électisation de son finale : Allegro assai) . . . [les 32 Variations] accroche constamment l'écoute et l'attention par leur frénésie ivre et vertigineuse, où le toucher ose toutes les émotions, vrai creuset de sentiments et humeurs les plus variés : Kissin met sa formidable implication et éloquence digitale au service des 32 séquences qui montrent l'étendue de l'imagination beethovénienne. Sidérant . . . ["La Clair de lune"] en prise plus lointaine et presque diluée et fantomatique enchante par la souplesse caressante, infiniment nostalgique de ses tempi, dès le premier épisode (Adagio sostenuto) et sa rêverie à la fois hallucinée et blessée. L'Allegretto et le Trio qui composent le second mouvement captivent par leur juvénilité et leur insouciance, nettoyées de toutes tension. Puis le Presto agitato, abordé stricto sensu, impose un rythme endiablé à l'irrépressible précipitation, -- une urgence inextinguible, -- vraie course délirante dont la motricité laisse déconcerté par la charge violente qui s'est libérée soudainement sous les doigts fabuleux du pianiste habité. La pensée de l'interprète dessine des cheminements absolument fascinants, assumés, et même terrifiant par le extrême intensité. Magistral. Le cd2 est emblématique de la fureur articulée toujours éminament méditative et intérieure dont est capable le Kissin d'aujourd'hui, jamais épais ni large, malgré sa filiation avec l'école russe de piano ; mais d'une vibrante sensibilité, sachant fusionner articulation et puissance. Très récente (Concertgebouw Amsterdam, 2016), l'Appassionata (1805), crépite, se tend, bondit, -- véritable félin, plus guépard muscles saillants que lutin enchanteur, Kissin moderne affirme une énergie radicale qui réinvente totalement la puissance architectonique de la Sonate Beethovénienne. Il en traverse et en exprime toutes les perspectives et audaces avec une fureur à peine masquée, mais ô combien maîtrisée, toujours colorée, galbée avec un esprit crépusculaire, hautement romantique : vif argent, à la volonté et à l'ambition exacerbées. D'une radicalité à la fois expérimentale et révolutionnaire. Beethoven se dresse alors en guide, visionnaire, agent, acteur d'un nouveau monde. Ligne et cri à la fois, Kissin fait surgir hors de la partition toute la force d'un génie qui fait exploser le cadre. Magistrale hauteur de vue (Allegro assai initial). Bâtisseur et non destructeur, l'autorité poétique qui pilote et conduit l'Andante con moto frappe par sa largeur de vue là encore . . . comme une lave nerveuse, féline encore, le flux impétueux du dernier mouvement Allegro ma non troppo se gorge d'une vitalité primitive qui réactive la force d'un commencement du monde ; Kissin trouve par une digitalité fluide, éruptive, incandescente, le jaillissement premier d'une aube où se love la promesse d'une ère nouvelle. Crépitements, espoirs, scintillements et cris : la palette du pianiste ose tous les contrastes rétablissant dans ce finale en forme de course et de tumulte, l'énergie première, préalable à une reconstruction salvatrice. Le pianiste quadragénaire semble y vaincre toutes les forces contraires, redessinant les frontières d'un nouvel espace. Volonté, imagination, autorité, extrême précision : l'interprète a tout . . . Tout le talent du Kissin enchanteur et profond est là, dans ce Retour d'une ineffable joie spirituelle.

. . . [Kissin] se révèle tempétueux, d'une maîtrise confondante . . . notamment dans "l'Appassionata" où la main gauche ouvre des espaces d'expression assez inouis.