MORENO TORROBA Luisa Fernanda Domingo 4765825

Naturally melody and dance rule, but there are passages of drama and emotional power that demand, and receive, the full weight of Plácido Domingo's artistry. A lifelong champion of Spanish stage works, he must take great pride in his achievement here. The cast is consistently strong, with José Bros brilliant as the tenor bad guy who gets the girl. Nancy Herrera spirited and elegant in the mezzo title role ¿ their final duet is a heart-stopping moment of tenderness tinged with irony ¿ and strong showings from chorus and supporting roles: try the once-famous Parasol Mazurka, surely an ancestor of the Ascot Gavotte in "My Fair Lady". Jesús López-Cobos conducts this compactly shaped work with flair and sensitivity.

Eine prächtige Aufnahme. Plácido Domingo . . . setzt den Maßstab für diese Aufführung . . . und sorgt mit seinem ebenso stilvoll-eleganten wie feurigen Gesang für viel Hörvergnügen. Er ist ein großartiger Darsteller des Vidal, der aus Liebe zu seiner Geliebten auf sie verzichtet: Diese Noblesse prägt Domingos Interpretation, der so durchaus auch Torrobas Charakterisierungskunst gerecht wird. Nancy Herrera . . . [ist] eine sehr gute Luisa. Ganz exzellent singt José Bros, der dem Gegenspieler von Vidal nicht nur darstellerisches Format gibt, sondern auch mit einer geschmeidigen und sicher geführten, höchst angenehmen Tenorstimme für sich einnimmt. Jesus López-Cobos dirigiert inspiriert und mit viel Sorgfalt, so dass Torrobas Musik ungemein farbig, sehr stimmungsvoll und bei aller Eleganz auch spannungsvoll und leidenschaftliche erklingt. Das sind 75 hoch musikalische Minuten.

Plácido Domingo témoigne, à plus de 60 ans, d'une santé vocale éblouissante au service d'une oeuvre attachante et mélodieuse qu'il connaît bien . . .

Le ténor espagnol triomphe à Madrid . . . "Luisa Fernanda" marque le triomphe indescriptible un de plus -- de l'enfant chéri des Madrilènes, le ténor Plácido Domingo . . . il connaît bien le genre. La tessiture de baryton . . . lui donne des ailes et les héros au grand c¿ur ont toujours été ses meilleures incarnations . . . le ténor Josep Bros est éclatant et Nancy Herrera et Mariola Cantarero sont parfaites dans le rôle-titre et dans celui de la Duchesse. Comme toujours, Jésus López Cobos est un maître de l'équilibre et sa direction est d'un grand raffinement.

Il est des représentations dont on sort l'oeil rassasié, l'oreille comblée et le coeur en fête: la nouvelle production de "Luisa Fernanda" au Teatro Real est de celles-là . . . Elles sont, il est vrai, admirablement dirigées par un Jésus López Cobos d'une infatigable énergie, et chantées par une distribution de très haut niveau. José Bros met au service de Javier Moreno les qualités de timbre et de technique qui font de lui l'un des meilleurs ténors belliniens et donizettiens de notre époque . . . [Plácido Domingo] s'est reconverti dans celui de Vidal Hernando, dont la tessiture de baryton aigu convient idéalement à ses moyens actuels. En très bonne forme vocale, il est de bout en bout crédible dans son personnage de propriétaire terrien au grand coeur, capable de renoncer à son propre bonheur pour favoriser celui de la femme qu'il aime. Incarné avec autant de ferveur et de conviction, Vidal Hernando devient un petit frère de Don José, Dick Johnson et Otello, dont on retrouve . . . avec un plaisir intact, les accents au détour d'une mélodie ou d'une phrase. Maria José Montiel et Elena de la Merced . . . offrent une digne réplique à Bros et Domingo. Tous sont entourés de choeurs aussi valeureux qu'enthousiastes, et d'une solide équipe de seconds rôles dont on détachera Raquel Pierotti en Mariana et Angel Rodriguez, Saboyano d'une verve irrésistible.