SIBELIUS The Symphonies Kamu Karajan 4743532

. . . [Sibelius] n'hésitait pas à déclarer que le chef allemand était le seul à vraiment comprendre sa musique. Pourtant le meilleur est venu après, avec une Philharmonie de Berlin virtuose qui amorcait sa décennie prodigieuse, en quête d'une certaine perfection jamais dépassée: la grande forme percue par l'absolue stabilité des tempos . . . le travail de Karajan avec son orchestre, fut le plus dense, le plus fécond. . . . Révélation adolescente en cette fin des années 1960, le microsillon devenait pour moi l'icône d'une religion personnelle . . . l'oeuvre, ici, agissait sur les rouages du secret, tout en apportant un éclairage peu commun sur une face majeure de l'art de Karajan, celle de l'alchimiste: celui qui transmute la matière sonore et la porte à une beauté sublimée.