ANNA NETREBKO Live at The Metropolitan Opera 4779903

Anna and the king of all opera houses have a symbiotic relationship most artists can only dream of . . . Here's hoping the Met does this sort of compilation more often.

This compilation of highlights from Anna Netrebko's Metropolitan Opera roles makes a distinctive introduction to her talents. Her weightless serenity through "Qui la voce sua soave" from Bellini's "I Puritani" shows her effortless command of the emotional thrust of the piece; and she's in no way outgunned in her passionate flow by Verdi's storm-tossed orchestration in a three-hander from "Rigoletto". She seems to find her most natural foil in Roberto Alagna's Romeo, though it's her solo aria from "Roméo & Juliette" that proves one of the stand-out performances here, the other being a dazzling showstopper from Donizetti's "Lucia di Lammermoor", "Il dolce suono", which has the audience justly bawling its acclaim.

This series of extracts from archive and broadcast material of Anna Netrebko's performances at New York Met nicely summarises one of the most remarkable and meteoric operatic careers of recent years . . . [Roberto Alagna is] blasting away as Roméo . . . [in Offenbach's "Tales of Hoffmann" Netrebko] sings a ravishing Antonia opposite an immaculate Joseph Calleja in the title role. The real treat is her Natasha in Prokofiev's "War and Peace", conducted by Gergiev, with Dmitri Hvorostovsky as a dreamy Andrei. It's nicely recorded, too . . . [about her voice]: here, you get a real sense of its force and beauty.

. . . [Prokofiev: "War and Peace"]: An excerpt from Act I . . . reveals the soprano's unmistakable dark, gleaming timbre . . . stunning beauty and dramatic power . . . ["I puritani"]: With ravishingly spun phrases, suspended high notes and concentrated emotion, this cut is one of the disc's highlights. Other strong offerings . . . are from Gounod's "Roméo et Juliette", led with feeling by Plácido Domingo . . . Netrebko sings with theatrical sensitivity -- expansive, youthful and ecstatic . . . pianissimo phrases, delicacy of attack and a newfound vulnerability in the sound are now part of Netrebko's arsenal, and her determination to refashion herself in a bel canto mold has paid off . . . Netrebko soars above the orchestra with the opulent sound and resplendent top notes that have characterized her entire career.

. . . Netrebko gets to demonstrate her comedic talents as well as her fine voice . . . [a] distinctive dusky midrange . . . [a] lovely, secure top range . . . [her strengths] are amply on display: the velvet burnished tones, the hint of wild danger when on high, and the emotional depth and commitment she works to put into her roles . . . [All arias] are chosen wisely and well performed. The Met Opera Orchestra is peerless . . . Audio quality is excellent . . . Highly recommended.

Auf dieser Aufnahme lässt sich die Entwicklung ihrer Stimme . . . sehr gut mitverfolgen. Hinreißend, wie Netrebko 2002 ihr New Yorker Debüt als Natascha in Prokofjews "Krieg und Frieden" gestaltete. Besonders anrührend singt sie auch -- mit wunderbar warmem Timbre -- die Partie der Mimi in einer Aufführung von "La Bohème" im Jahr 2009.

Soviel ist sicher: Anna Netrebkos Kehle ist eine verlässliche Quelle wirklich edler, runder, warmer Töne. Sie produziert solche Töne nun seit vielen Jahren mit großer Stabilität, scheinbar unermüdlich. Das vorliegende Rezital . . . ist ein Beweis für die dauerhaft hohe Qualität, die Anna Netrebko zu bieten versteht. Was allerdings ebenfalls ein weiteres Mal klar wird, ist, dass Anna Netrebko vor allem ein Klangwunder ist . . . man ist gebannt von einer geradezu Callas-haften Intensität . . . ohne Zweifel eine Diva.

. . . ein facettenreiches Bild der Ensemble-Sängerin Anna Netrebko . . . [die Sopranistin] at her best . . . Gleich zu Beginn betört sie in Elviras "Qui la voce" mit dunkel getönter, verschatteter Stimme und einer wunderbaren Pianokultur. Hervorragend auch Juliettes "Dieu! Quel frisson", in dem sich Anna Netrebko zu einem lodernden Vortrag mitreißen lässt . . . im Terzett mit Maddalena und Sparafucile aus "Rigoletto" ist sie eine engagierte Interpretin und überstrahlt mit ihrer Stimme zudem souverän das Orchestergewitter . . . Große Oper . . . findet statt im "O soave fanciulla". An der Seite des traumhaften Piotr Beczala führt Netrebko ihren Edelsopran ins Feld, der stetig schimmert und opalisiert -- und in seiner warmen Üppigkeit so wunderbar zu den aufblühenden Melodien Puccinis passt.

Wir hören Arien von Mozart bis Prokofiew, Lucia, Gilda oder Juliette in der typischen . . . auf vollen Sound abzielenden Met-Ästhetik des Hauses, die Netrebkos Stimme bestens passt.

. . . Netrebkos Stimme ist voller geworden . . . [dies ist] beim Puccini-Hit "O soave fanciulla" zu hören -- mit Top-Tenor Piotr Beczala . . . ein Traum-Pianissimo ("Lucia di Lammermoor"), süße Kantilenen und starke Spitzentöne ("Roméo et Juliette").

. . . auch eine klangtechnisch einwandfreie CD . . . [die bunte Mischung dokumentiert] Netrebkos Vielseitigkeit: Im komischen Fach ("Don Pasquale") ist sie perfekt besetzt, als lyrische Sopranistin ("La Bohème") überzeugt sie mit Klang, Legato und Gefühl, für Gounods Juliette besitzt sie Koloraturfertigkeit sowie dramatische Reserven und auch als Mozartsängerin (Zerlina) agiert sie tadellos . . . Ihre Stimme ist warm, verfügt über viele Farben und den typischen, attraktiven Klang. Damit besitzt sie ideale Voraussetzungen für eine Lucia . . . Ihre Stärke ist das Spiel mit zarten Farben und intimer, zugleich intensiver Spannung . . . Mit schier unendlichem Atem schwebt sie scheinbar schwerelos durch die Töne . . . gemeinsam mit Roberto Alagna (Roméo) und Plácido Domingo (Dirigat) erlebt man ein intensiv agierendes, mit Emotionen fesselndes Bühnenpaar -- Oper voller Intensität.

. . . une voix large et d'une riche palette de couleurs, rendre justice aux intentions des compositeurs en donnant une consistance dramatique à ces héroïnes belcantistes, comme le firent jadis Maria Callas ou Joan Sutherland. Dans le quatuor final de "Don Pasquale" . . . la cantatrice incarne une Norina fraîche et mutine à souhait, entourée de Mariusz Kwiecien et de partenaires différents . . . on remarque le magnifique Hoffmann de Joseph Calleja . . . et le Rodolfo élégant et stylé de Piotr Beczala. Anna Netrebko, elle, y déploie les moirures de son timbre somptueux : son Antonia est bouleversante, sa Mimi poignante et sa Juliette tout bonnement exceptionnelle, tant dans le duo de la chambre, face au fringant Roméo de Roberto Alagna, que dans le redoutable "Amour, ranime mon courage" que l'on a rarement entendu exécuté avec une telle assurance vocale . . . la diction francaise d'Anna Netrebko s'est considérablement améliorée comme l'a montré sa récente Manon londonienne . . .

C'est son français qui surprend par sa précision et son sens des nuances dans l'émission: sa Juliette reste aux côtés d'Alagna particulièrement remarquable, d'autant plus commme partenaire du ténorissimo dont on connaît la netteté articulée du verbe incarné. En plus de l'intelligibilité, la cantatrice nous gratifie d'aigus somptueusement ouvragés, tous à la fois intenses et timbrés, riches et colorés qui imposent la musicienne comme l'actrice . . . sens du texte, gradation dramatique intelligemment mesurée, intensité et subtilité prosodique, la diva adulée à l'échelle de la planète n'usurpe pas sa réputation : ni affectation ni fadeur: la diva sait mesurer, colorer, incarner . . . la couleur de la voix est idéalement complétée par un autre génie de la couleur, le ténor maltais Joseph Calleja . . . avec miroir éclatant d'une âme qui se consume à mesure qu'elle chante, cette blessure miellée dans la voix qui touche tant, évitant à la diva de forcer pour émouvoir. Les deux extraits d'opéras français réunis ici, confirment l'affinité de la chanteuse avec le romantisme français . . . Pour ceux qui ont applaudi à la scène, la diva actrice, sa photogénie, sa plastique scénique frappe autant que la caractère de sa voix. Anna Netrebko n'est pas seulement belle, elle est aussi prodigieusement douée comme interprète. Voyez sa récente (avril 2011) Anna Bolena de Donizetti, sur les planches du Staatsoper de Vienne (1 dvd Deutsche Grammophon): sa plasticité rayonnante et son style royal saisissent immédiatement, soulignant la finesse d'une partition qui approche souvent la subtilité bellinienne quant au bel canto réservé à la prima donna.

La distribution de première classe est menée par une Anna Netrebko, qui non seulement est à l'aise avec une voix délicate et chaude, mais sait surprendre par une sensualité et un sourire à en charmer plus d'un . . . elle a gagné en couleurs, aujourd'hui nettement plus riches qu'il y a quelques années. De plus, par ses talents de comédienne, Netrebko donne une vraie fraîcheur à la mise en scène . . . Matthew Polezani est parfait dans le rôle d'Ernesto . . . Entre Netrebko et Mariusz Kwiecien (Dr Malatesta), naît une vraie chimie qui renforce la symbiose entre les interprètes. John del Carlo dans le rôle titre du maître de maison radin, joue son rôle à merveille. Un DVD à recommander aux amateurs de belcanto qui savoureront une production de premier plan qui brille par l'interprétation musicale, vocale et le jeu des acteurs.

Le départ du programme est de toute beauté. L'air bellinien "Qui la voce sua soave" ("I Puritani") réussit parfaitement bien à la soprane russe, tout comme "Voyna i mir" ("Guerre et paix") de Prokofiev . . . Deux belles scènes du "Don Pasquale" de Donizetti et du "Rigoletto" de Verdi ont de quoi nous plaire . . . ["Roméo et Juliette]: Netrebko est passionnée comme elle l'est dans l'air "Amour ranime mon courage" . . .