The art of MAURIZIO POLLINI 4779529

Pollinis Einspielung der Chopin-Etüden von 1972 ist eine [Referenzaufnahme] . . . Maurizio Pollinis Klavierspiel kann süchtig machen . . . [ist] von bezwingender Intensität . . .

. . . [Stravinsky: Petrushka]: Transparent, klar wie unter einem Brennglas ist Pollinis Interpretation. Ihm geht es nicht vorrangig um Schönklang -- auch wenn diese Einspielung alles an bunt-schillernden Klangnuancen bereithält. Es klingt, als hätte Pollini sich intensiv mit der Orchesterversion des Werkes beschäftigt. Auf dem Klavier imitiert er die verschiedensten Instrumente und erzeugt so -- wie Strawinsky es sich wohl gewünscht hätte -- ein wahres Farbkaleidoskop. Technische Brillanz und höchste musikalische Intensität -- das macht Pollinis Spiel aus. Wobei kaum zu unterscheiden ist, was wichtiger ist. Beide Fertigkeiten sind bei ihm absolut gleichwertig und eng miteinander verwoben . . . Unprätentiös, mit größter Selbstverständlichkeit und gänzlich ohne Showgehabe präsentiert Pollini diese Mischung aus Technik und Musikalität. Beispiellos sind seine Chopin-Etüden . . . [Chopin: Piano Concerto no. 1]: Was diese CD-Box besonders schmückt, ist eine Aufnahme von 1960 . . . Ein einmaliges musikalisches Zeitzeugnis . . . Klarheit, Klang- und Formempfinden und Hingabe -- so wird jeder Stil authentisch, und Pollini gehört zweifellos zu den Pianisten, die größte Authentizität ausstrahlen.

Soulignons d'abord la fureur analytique de Boehm à la tête de son cher orchestre des Wiener Philharmoniker : dans le Concerto pour piano de Beethoven (cordes à l intensité éruptive, relief si délectable des bois d'une distinction intelligible admirable soulignant tout ce qu'apporte la vision du chef chez Beethoven, sa grâce Mozartienne ; familier du maestro mythique, Pollini sculpte avec une carrure tendre chacun des mouvements, avec en guise de toucher, un bel canto de velours idéalement complice et fusionné, d'une parfaite entente avec l'orchestre; atténuation toute en douceur et ciselure moins immédiatement perceptible dans ses Chopin et même ses Debussy, abordés avec une urgence parfois âpre, carrée voire dure. Sa cathédrale engloutie impressionne cependant par la largesse épanouie suractive de son architecture, tissée de superbes passages harmoniques . . . Comme une conclusion commémorative, Deutsche Grammophon finit le cycle sur le fameux Concerto pour piano n°1 opus 11 de Chopin qui lui permit de convaincre absolument son modèle , Arthur Rubinstein . . . Page désormais mythique d'un tempérament précoce . . . le live du Concerto No 24 de Mozart est un prodige de limpide gravité, où le piano lumineux et grave du soliste également maestro dirige les Wiener avec cette même tendresse vive, ardente (bois d'une délicatesse hagogique inouïe, à pleurer de justesse émotionnelle). Quel accomplissement, Pollini qui manie le métal parfois dur et véhément des modernes (Petrouchka d'ouverture du cd1) se montre ici, souverain inatteignable d'une sincérité inoubliable!