WAGNER Siegfried Morris Voigt Luisi DVD 0734845

. . . the musical side is so strong . . . the principals are superb . . . Bryn Terfel [displays] commanding tone and rough-hewn sensitivity . . . Jay Hunter Morris's stand-in Siegfried is a discovery, a handsome, extrovert giant. His tone is sinewy and adequate . . . Fabio Luisi's readings are smoothly powerful . . .

. . . le baryton-basse s'avère à nouveau un des ciments fondamentaux pour la continuité artistique du Ring. Pour l'occasion, son aspect, comme son personnage, évoluent : délaissant l'armure assez conventionnelle d'un dieu pour une tenue reflétant significativement l'homme qui voyage, Bryn Terfel nous impressionne toujours autant. L'évolution physique du rôle accompagne celle non moins importante de sa psychologie, et le chanteur parvient à faire parfaitement ressentir la lassitude et le lent déclin de celui dont la lance symbole de pouvoir sera brisée net par Siegfried. Son chant accompagne ces vicissitudes, mais parle aussi de luttes, de domination et de gloire. Sa manière d'expliciter par la voix ces transformations importantes pour l'expression du rôle mérite les plus grands éloges . . . Gerhard Siegel évite cet écueil et dose parfaitement une gestique qui reflète idéalement les travers du frère d'Alberich. Suant, ricanant, bourré de tics, la scène des six épreuves avec Wotan (deux fois trois, comme le veut la symbolique de ce chiffre) est un grand moment de théâtre . . . tout cela sonne si juste que les mots avalés ou les phrases savonnées trouvent à chaque moment leur raison d'être. . . . Quant à l'oiseau de Mojca Erdmann, il se montre parfait dans sa légèreté et sa virtuosité volatile . . . Les transitions entre les scènes ou les actes sont toujours particulièrement réussies et certains effets tridimensionnels apportent par moment un plus non négligeable . . . Images: Le support DVD profite au mieux de la définition pointue du master d'origine HD pour afficher la sophistication de la fête visuelle concoctée par Robert Lepage et son équipe . . . D'incroyables couleurs et de superbes projections vidéo s'affichent en permanence à l'écran. Les contrastes sont ahurissants et les éclairages scéniques parfaitement rendus. À noter : l'amusant effet relief sur l'oiseau de la forêt. Son: La piste stéréo, large et assez profonde, permet une expression très correcte des voix et de leurs harmoniques, comme des timbres superbes de l'orchestre du Met. Les écarts de dynamique et les fort contrastes musicaux sont parfaitement rendus dans la limite du mixage 2 canaux. Le mixage 5.1, en comparaison, apporte immédiatement un supplément de vie en creusant une importante distance entre la projection vocale et l'orchestre qui, dans le même temps, s'étoffe jusqu'à gagner une dimension panoramique. Les pupitres ressortent davantage et le grain des voix est parfaitement réaliste. Le caisson de basses apporte une assise à la structure sonore, tandis que les enceintes surround jouent la carte de l'ambiantal sans surenchère mais permettent la précieuse immersion du spectateur. Note technique : 10/10.

. . . [Bryn Terfel]: [le baryton-basse s'avère] un des ciments fondamentaux pour la continuité artistique du "Ring". Pour l'occasion, son aspect, comme son personnage, évoluent: délaissant l'armure assez conventionnelle d'un dieu pour une tenue reflétant significativement l'homme qui voyage, Bryn Terfel nous impressionne toujours autant. L'évolution physique du rôle accompagne celle non moins importante de sa psychologie, et le chanteur parvient à faire parfaitement ressentir la lassitude et le lent déclin de celui dont la lance symbole de pouvoir sera brisée net par Siegfried. Son chant accompagne ces vicissitudes, mais parle aussi de luttes, de domination et de gloire. Sa manière d'expliciter par la voix ces transformations importantes pour l'expression du rôle mérite les plus grands éloges . . . Le rôle de Mime demande ainsi une composition très théâtrale . . . et dont la seule pierre d'achoppement demeure le risque de tomber dans la caricature. Gerhard Siegel évite cet écueil et dose parfaitement une gestique qui reflète idéalement les travers du frère d'Alberich. Suant, ricanant, bourré de tics, la scène des six épreuves avec Wotan . . . est un grand moment de théâtre . . . Quant à l'oiseau de Mojca Erdmann, il se montre parfait dans sa légèreté et sa virtuosité volatile . . . montrer pendant le Prélude de l'Acte I, deux scènes courtes et innovantes en flash-back très cinématographique, aide fort bien à la compréhension de l'action entre "La Walkyrie" et "Siegfried". D'autres effets purement visuels et convaincants seront à découvrir progressivement lors du visionnage de la très belle captation de Gary Halvorson . . . Erda est superbe dans sa longue robe revêtue de micas brillants comme des miroirs magnifiés par une tonalité bleutée du plus bel effet . . . Images: Le support DVD profite au mieux de la définition pointue du master d'origine HD pour afficher la sophistication de la fête visuelle . . . Son: La piste stéréo, large et assez profonde, permet une expression très correcte des voix et de leurs harmoniques, comme des timbres superbes de l'orchestre du Met. Les écarts de dynamique et les fort contrastes musicaux sont parfaitement rendus dans la limite du mixage 2 canaux. Le mixage 5.1, en comparaison, apporte immédiatement un supplément de vie en creusant une importante distance entre la projection vocale et l'orchestre qui, dans le même temps, s'étoffe jusqu'à gagner une dimension panoramique. Les pupitres ressortent davantage et le grain des voix est parfaitement réaliste. Le caisson de basses apporte une assise à la structure sonore, tandis que les enceintes surround jouent la carte de l'ambiantal sans surenchère mais permettent la précieuse immersion du spectateur. Le DVD 2, encodé en DTS plein débit, affiche une meilleure densité sonore et un détail plus fouillé . . . Note technique: 10/10 . . .